Effet yo-yo

85 % des gens qui réussissent à perdre au moins 10% de leur excès pondéral reprennent le poids perdu au cours des 36 mois suivants. Reprendre le poids perdu et souvent plus, c’est ce qu’on appelle l’effet yo-yo.

État de regain

Selon les principes de la thermodynamique, la perte de poids pourrait se comparer à un budget : il suffit de créer un déficit pour vider les coffres. Ainsi, on fait entrer moins de calories et donc, on stock moins de graisse, ce qui résulte en une perte de poids.

 

Ça paraît si simple! Alors comment se fait-il que perdre du poids et maintenir cette perte de poids soit aussi difficile?

 

En fait, c’est que le corps se défend contre la perte de poids! On appelle ce phénomène l’état de regain. Ainsi, dès que le corps est en présence d’un déficit calorique, il déclenche son système de protection, comme pour se protéger contre d’éventuelles famines ou jeûnes prolongés. Il favorise donc l’emmagasinage des substrats énergétiques sous forme de lipides dans les tissus adipeux tout en diminuant la dépense énergétique au repos.

 

En résumé : déficit calorique = ↑ stockage des gras + ↓ dépenses calorique au repos.

 

 

Le secret : Combiner sport et saine alimentation!

 

La pratique régulière d’activité physique entraîne l’utilisation des substrats énergétiques aux dépens de l’entreposage dans le tissu adipeux. De plus, l’activation sympathique induite par l’exercice résulte en un effet anorexigène qui perdure jusqu’à un an après la perte de poids. En terme plus clairs : on ressent moins la faim!

 

En résumé : activité physique = ↓ stockage des gras +  ↑dépenses calorique au repos + ↓ faim.

 

 

Donc, le seul et unique SECRET pour une perte de poids saine et durable : combiner la saine alimentation et l’activité physique ! Aucune pilule miracle ou cure de désintoxication ne permet cela. S’il en existait une, je serais la première informée, croyez-moi!

 

 

 Une image vaut mille mots!

 

 

Référence: Babinsky, M., Imbeault, P., Le regain pondéral après une restriction calorique: des adipocytes persistants. Nutrition - science en évolution, hiver 2013. volume 10(Numéro 3): p. 21 - 22.


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